24/06/2008

Seneçon du cap

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Voici une plante qui se plait bien dans les prairies de mes dadas.

Le descriptif avec une autre photo plus nette du site car ma photo ci-dessus n'est pas très détaillée.

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La plante forme une touffe arrondie et dense de tiges ligneuses, d'abord couchées puis redressées et ramifiées ; elle peut atteindre 40 à 110 cm de haut.
Les nombreuses feuilles persistantes, de 4 à 10 cm de long, sont très étroites (linéaires) et assez épaisses, leur bordure est finement dentée et la nervure principale est bien en évidence.

La floraison est quasiment ininterrompue toute l'année ; les fleurs sont des capitules de 20 à 25 cm de diamètre avec 10 à 15 ligules périphériques.
Ces fleurs sont réunies en inflorescence du type
corymbe.
Les fruits sont des akènes munis de soies plumeuses qui facilitent leur dispersion ; chaque pied peut en produire de 10 000 à 30 000 par an!
L'invasion par ce séneçon a débuté en France aux alentours des années 1934-1936, à partir de centres de traitement de la laine, dans la région de Calais mais surtout à Mazamet. La progression de cette invasion a été fulgurante car la plante est bien organisée pour cela :
- sa production de graines est très importante et dure toute l'année
- celles-ci, sont facilement disséminées par le vent, les animaux ou les activités humaines
- elles germent facilement ou restent en vie plusieurs années ( peut être plusieurs dizaines d'années)
- la plante pousse sur tout type de sol
- elle prospère en climat méditerranéen mais ne craint pas le froid et supporte même les hivers de montagne
- elle résiste bien aux incendies et repousse facilement de la base ( à moins d'avoir été calcinée)
- la plante diffuse dans le sol des substances toxiques pour ses voisines
- la présence d'alcaloïdes toxiques rend ce séneçon immangeable par les animaux , la plupart des insectes y compris.
On comprend maintenant pourquoi la conquête de nouveaux territoires soit si rapide. Le séneçon du Cap s'est d'abord répandu le long des voies de communication : autoroutes, voies ferrées , voies navigables, il a envahi ensuite les espaces cultivés ou non : friches, prés, vignes, etc ; seuls les bois et les garrigues sont épargnés. Il suffit également qu'un espace soit dégagé par des travaux ou un incendie pour que ce séneçon s'y installe aussitôt.
Le danger est donc bien réel car la prolifération de cette plante risque d'appauvrir et d'uniformiser la flore de nos campagnes et de dégrader de plus en plus les pâturages.
Que faire alors pour combattre cet intrus? Plusieurs solutions sont envisageables :
- arracher et détruire par le feu les pieds isolés
- labourer et desherber régulièrement les surfaces cultivables
- éviter le pâturage intensif aux alentours des zones infestées
- éviter les incendies
- pratiquer le sur-semis d'espèces qui couvrent le sol très facilement : trèfle, luzerne
- mettre au point la lutte par un insecte qui s'attaquerait à cette plante en priorité.
Étant donné l'importance de la menace, la conjugaison de tous ces moyens sera indispensable et permettra de limiter l'expansion de cet envahisseur
.

13:22 Publié dans Tricotine | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : senecon du cap | | |  Facebook |

Commentaires

Bonjour,
comme je laisse tout pousser au jardin, j'ai dans une potée une pousse dont j'ignorai le nom, et bien voilà, me voilà renseignée;
Merci à toi
bisous

Écrit par : nanny | `2008-06-24 à 13.24:30 `

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Bonsoir,
J'habite à 850m d'altitude dans les pyrénées et il semble que mes prés broutés et pietinés par mes anes soient envahis par le senecon alors que le terrain de mon voisin en friche l'est beaucoup moins ou pas.

merci et félicitations pour votre site.

Écrit par : wohleber | `2010-11-18 à 19.29:04 `

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